D'où viennent les cabanes à sucre ?

Je te rappelle que la cabane à sucre est un petit bâtiment construit dans une érablière où l'on prépare les produits de l'érable, comme le sirop, le sucre ou la tire. Ces activités autour de la cabane à sucre, encore très vivantes aujourd'hui, font partie de la tradition québécoise. Tous les produits sont fabriqués à partir de la sève de l'érable, une sorte d'eau sucrée que l'on récolte en pratiquant une entaille dans l'écorce du tronc de l'arbre. Les techniques de récolte de la sève ont évolué depuis le passé, mais il y a toujours eu une entaille. Au temps des Amérindiens, cette entaille était faite avec un tomahawk, une hache de pierre. Un petit bout de bois ou d'écorce placé sous l'entaille servait à recueillir la sève qui s'égouttait dans un récipient. Plus tard, les premiers Français arrivés au Canada faisaient l'entaille avec une petite hache, et y inséraient un chalumeau en bois mou. Celui-ci, évidé comme une flûte, permettait à la sève de s'égoutter dans une chaudière. Ensuite, le chalumeau de bois a été remplacé par un chalumeau en métal et l'entaille fut faite à l'aide d'un outil appelé vilebrequin. Aujourd'hui, certaines petites érablières artisanales utilisent encore des vilebrequins pour faire l'entaille dans l'érable, des chalumeaux en métal ou en plastique pour que s'égoutte la sève et des chaudières en métal pour la récolter. Mais dans les grandes érablières, c'est avec une perceuse à mèche que l'on pratique l'entaille ! Des systèmes de tubes relient les chalumeaux en plastique de tous les érables et la sève est alors collectée dans un grand bassin. Ce qui est commun à ces différentes époques, c'est que l'arrivée du printemps sonne toujours le temps de gagner l'érablière. Autrefois, on quittait la maison pour aller tous ensemble fabriquer un abri au milieu des érables. Ainsi, on se protégeait de la pluie ou de la neige le temps de la récolte. Voilà l'origine de la cabane à sucre.