Chère Marie-Laurence,

Lorsque ma sœur et moi avons eu la varicelle à l’âge de 6 ans, ma grand-mère a appliqué directement sur nos boutons du vinaigre de cidre de pomme. Ce remède-maison très efficace calmait rapidement nos démangeaisons ! Je me souviens aussi du jour où mon père a eu une bronchite… Ma grand-mère avait alors fait cuire des pommes de terre, les avait écrasées puis déposées entre deux tissus. Elle avait ensuite posé ce « pansement » sur la poitrine de mon père pendant deux heures, trois fois par jour. Quelques jours plus tard, mon père était sur pied, guéri ! Tous ces remèdes, ma grand-mère les tenait de ses grands-mères et arrière-grands-mères. Elle croyait beaucoup à ces « médicaments » naturels… Ce que je veux te dire en te racontant ces histoires, c’est qu’avant l’apparition des médicaments, au début du 20e siècle, les hommes et les femmes se tournaient vers la nature pour soigner leurs petits et leurs gros bobos. Il y a plus de 6 000 ans, les Sumériens utilisaient les feuilles d’un arbre, le saule blanc, pour soulager la douleur. Pour leur part, les Amérindiens avaient découvert les vertus des feuilles de l’arbuste hamamélis bien avant que les explorateurs européens débarquent sur le continent. Ils l’utilisaient pour arrêter les saignements et calmer les brûlures. Jusqu’à la fabrication des médicaments, les gens se soignèrent avec ces remèdes naturels (aujourd’hui, on les appelle « les remèdes de grand-mère » !). En fait, Marie-Laurence, les chimistes qui ont fabriqué les premiers médicaments se sont largement inspirés de ces vieux remèdes. Par exemple, l’aspirine a été fabriquée à partir des feuilles de saule blanc… En quelque sorte, les Sumériens avaient découvert l’aspirine avant tout le monde !...

Prends soin de toi,
Génius