Je vois que j’ai affaire à une jeune gourmande ! Avant toute chose, sais-tu que le chocolat est fabriqué à partir du fruit d’un arbre appelé « cacaoyer » ? Ce fruit, la cabosse, est brisé pour récupérer les fèves de cacao à l’intérieur. Ces fèves ressemblent un peu à des noyaux de gros fruits. Au cours d’étapes successives, elles sont nettoyées, grillées et broyées pour former une pâte de cacao bien fluide. À partir de cette pâte, on peut faire du cacao en poudre ou des tablettes de chocolat. Hummm… Tout ça me donne envie d’un petit carré de chocolat ! À l’occasion de ma fête, il y a quelques années, ma sœur m’a offert un voyage pour suivre les traces du chocolat. (Elle sait que je suis gourmand, moi aussi !) C’est ainsi que j’ai découvert que la région d’origine de cette succulente substance était… l’Amérique latine ! En effet, depuis des milliers d'années, le cacaoyer pousse naturellement en Amazonie, une immense région du Nord de l’Amérique du Sud. Les premiers à le cultiver furent les Mayas, il y a 3 600 ans, sur les plaines du Yucatán au Mexique. Ces Amérindiens faisaient un breuvage en mélangeant les fèves de cacao avec de l'eau, du poivre et du piment. Cette boisson, qu’ils nommaient « xoxolatl » (il faut prononcer « chocolat ») était très épicée et très amère. La boisson de cacao était considérée comme une boisson divine. Elle avait beaucoup de succès ! Elle était énergisante, stimulante et même cicatrisante… On pouvait l’aromatiser avec plusieurs parfums comme le miel, la vanille ou la cannelle. Les Mayas ainsi que les Aztèques (une ancienne civilisation qui habitait au Mexique) se servaient aussi des fèves comme monnaie d’échange.

Le chocolat a traversé l’Atlantique vers l’Europe grâce à Hernán Cortés, un explorateur espagnol qui débarqua en 1519 sur les plages aztèques. La boisson qu’on lui fit goûter ne lui plut pas tout de suite. Mais dès qu’il ajouta du sucre à ce breuvage, il le trouva succulent et décida de le ramener avec lui en Europe. Je crois qu’on peut le remercier pour cette initiative, tu es d’accord avec moi ?

À bientôt, petite gourmande !

Génius