Quelle est l'origine de notre calendrier ?

Les premiers agriculteurs ont rapidement constaté que les mouvements des astres dans le ciel permettent de mesurer le temps qui passe. Ils observèrent aussi que la Lune change de forme régulièrement. Les astronomes de l'époque s'inspirèrent de ces phases de la Lune pour créer les premiers calendriers. Cependant, les agriculteurs se servaient surtout de l'année solaire basée sur les phénomènes climatiques qui marquent chaque saison et composent un cycle annuel. Finalement, les Égyptiens de la Haute Antiquité (avant le 6e siècle avant Jésus-Christ) décidèrent d'utiliser uniquement l'année solaire qui compte 365,2422 jours.

En 45 avant Jésus-Christ, Jules César, sur les conseils de l'astronome Sosigène, proposa la réforme suivante : la durée moyenne de l'année serait de 365,25 jours. Comme tu peux l'imaginer, faire un jour de la « durée » d'un quart de jour (,25) n'est pas du tout pratique. Le calendrier fut donc aménagé de la façon suivante : trois années de 365 jours suivies d'une année de 366 jours (souviens-toi que 4 x 0,25 = 1 jour !). Toutefois, l'année julienne était un petit peu trop longue : 365,25 est supérieur à 365,2422. Voilà comment en 1500 ans, cela provoqua un décalage d'une dizaine de jours. En 1582, le pape Grégoire XIII rectifia cette erreur en faisant en sorte que les années de 366 jours ne reviennent pas forcément tous les 4 ans. Le calendrier grégorien présente cependant, lui aussi, un petit décalage : une journée tous les 10 000 ans !